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La 7eme edition du Fespam qui s'ouvre par un grand hommage a l'orchestre les Bantous de la capitale.  
LA 7ème EDITION DU FESPAM S’OUVRE PAR UN GRAND HOMMAGE A L’ORCHESTRE LES BANTOUS DE LA CAPITALE L’orchestre le plus vieux de l’histoire de la musique moderne congolaise, Les Bantous de la Capitale, vient d’être décoré à l’occasion du Fespam (Festival panafricain de musique) par le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, de la médaille de Commandeur dans l’ordre du mérite congolais. Fespam

Cette 7ème édition du Fespam qui se tient du 03 au 07 aout 2009 s’articule autour du thème : «Les musiques africaines à la croisée des chemins de la mondialisation». Rarissime décoration pour un groupe de musique au Congo. Et c’est tout dire que l’occasion en valait la chandelle car cette année, le 15 aout, cet orchestre célèbre ses 50 ans d’existence après moult pérégrinations et césures de la ligne de continuité de son histoire. Un concert à l’Olympia de Paris et une médaille de reconnaissance nationale cette année au Fespam ! Un cinquantenaire en roses sous les feux de la rampe.

C’est le doyen du groupe, Jean Serge Essous (précédemment décoré par l’Unesco et très fatigué aujourd’hui) qui a reçu le symbole de cette consécration des mains du Président congolais du haut de la tribune du stade Eboué à Brazzaville. Après une salve de chorégraphies et d’images projetées sur écran géant, ce sont donc les Bantous de la capitale qui ont ouvert les lives des festivités de cette édition du Fespam, ce lundi 03 aout 2009. Malgré la qualité moins bonne des conditions techniques et beaucoup de tâtonnements à la régie de son, deux titres leur ont suffit pour renforcer leur qualificatif de Bakolo Mboka, qui veut dire en lingala « les maitres du terrain ou propriétaire des lieux ». Une chanson sur l’Union Africaine et le cultissime titre de Kabako Lambert, « Maman Francine », repris en chœur par le public, ont signé leur passage.

Cette décoration des Bantous rappelle et vient panser toutes les polémiques qui sont nées après les décès de bon nombre de valeurs culturelles souvent décorées à titre posthume ou simplement inhumées sous silence. On se souviendra des disparitions dans de tristes conditions de Rapha Boundzeki, Anicet Rigadin Mavoungou, Pamelo Mounka, ou sans regard de la nation comme celle de Mami Claudia, Gema Roi, Panama …et bien d’autres. « Peut être que par là commence une série de reconnaissances des vraies valeurs nationales ! « Propos d’un mélomane congolais.

Si pour les Bantous de la Capitale l’hommage à été anthume, trois hommages posthumes ont été rendus à Michael Jackson (par son sosie Thierry Jackson de Pointe-Noire), à Miryam Makeba (par le groupe féminin les Amazones de Brazzaville) et à Rapha Boundzeki (par le groupe Adjonson). Lesquels ont interprété leurs chansons. Cette première journée de la fiesta est mitigée sur le plan technico-logistique. Claudy Siar (officiant dans Couleurs Tropicales sur RFI )et Médard Milandou( initiateur des trophées Tam Tam d’or) les Mc de cette soirée inaugurale ont eu du mal à donner de la voix car c’est avec peine que leurs propos dominaient l’ardeur de la foule ,surtout en suivant l’événement à la télévision. Il va s’en dire que la fiche technique est à revoir si les organisateurs tiennent à la réussite de cet événement.

Privat Tiburce Massanga

 

 
   
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